[La photo du mois] « Abécédaire » (#7)


A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,
Je dirai quelque jour vos naissances latentes :
A, noir corset velu des mouches éclatantes
Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,
Golfes d’ombre ; E, candeur des vapeurs et des tentes,
Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d’ombelles ;
I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes ; […] (RIMBAUD, « Voyelles »).

La voici, la voilà, la photo du mois de novembre! La thématique stimulante de ce mois, choisie par écri’turbulente, est « Abécédaire ». Le but n’était pas de photographier deux lettres trouvées au hasard dans le journal quotidien ou une jolie lettrine calligraphiée, non, il fallait se mettre en quête de lettres dessinées naturellement par notre environnement extérieur (urbain ou champêtre). J’avoue que j’ai longuement séché face à cette nouvelle thématique, avant de reprendre mes photos du Japon. Aujourd’hui, je vous présente donc une photographie de la rivière Hozu et de ses magnifiques érables japonais, prise à Kyoto cet été. Les jolis érables forment la lettre V à l’envers, symbolisant ainsi ce joli « trou de verdure où chante une rivière » au cœur de la ville de Kyoto. C’est une photo épurée mais l’une de mes préférées lors de notre journée passée à Arashiyama.

La rivière Hozu/ @pink.turtle.blog
La rivière Hozu/ @pink.turtle.blog

Hey les copains, quelles lettres proposez-vous?

Akaieric, Alexinparis, Amartia, Angélique, Aude, Blogoth67, Brindille, Cara, ChristL, Christophe, Cricriyom from Paris, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, El Padawan, Escribouillages, Eurydice, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J’habite à Waterford, Jakline, Josette, Josiane, Julia, Krn, La Tribu de Chacha, Laurent Nicolas, Lavandine, Lilousoleil, magda627, Mamysoren, Marie-Paule, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nanie, Nanouk, Nicky, Pat, Philisine Cave, Pilisi, Pink Turtle, Renepaulhenry, Sandrin, Sous mon arbre, Tambour Major, Who cares?, Xoliv’, écri’turbulente.

[JAPON] Que manger au Japon quand on est difficile? (Japon #16)


« J’aime ce qui me nourrit, le boire, le manger, les livres » (Etienne de la Boétie, ami de Montaigne)

Oui, culinairement parlant, il paraît que je suis difficile (ça n’est pas moi qui le dis!). Pourtant, malgré mon aversion pour le poisson cru (le thon notamment), l’avocat, certaines viandes et les bouillons, j’ai réussi à me régaler au Japon. J’avais un peu d’appréhension concernant mon fils qui a des goûts assez proches des miens en terme de nourriture (dans la famille, on adore les fruits frais et légumes crus!). De plus, manger des bouillons (à l’image des ramen et soba) en plein été avec des températures avoisinant les 40 degrés, n’est pas trop mon fort. A Tokyo et Kyoto, je pensais trouver davantage de fruits et de légumes, et j’avoue que j’ai été assez frustrée en vitamines C et en fibres. Du coup, je me suis vengée sur les smooties, le jus d’orange 100% pur jus 🙂 et sur les glaces au yuzu! Nous avons aussi consommé énormément de sushis (thon, concombre ou saumon) et salades locales achetés dans les kombinis, surtout le soir. Notre plus belle surprise culinaire est sans nul doute la gastronomie des îles Okinawa avec le boeuf d’Ishigaki (aussi bon et connu que celui de Kobe),  les fruits locaux (mangue et fruits de la passion) et les plats traditionnels et raffinés de l’île d’Ishigaki que nous avons découverts chez Banschan à Shiraho (velouté de carottes, poisson…). Nous nous sommes également rendus dans un marché local pour profiter des fruits et produits de l’île. A Tokyo, mon ami Atsushi nous a également fait découvrir les délicieuses anguilles grillées Unagi no Kabayaki (à la manière des petites brochettes sucrées-salées Yakitori), spécialités dégustées essentiellement en été. En résumé, peut-on se régaler au Japon quand on n’est pas fan de thon cru ou de grosses soupes?

Y a de quoi faire, vous ne trouvez pas? 😉

Vitrine d'un restaurant, Asakusa, Tokyo/ @pink.turtle.blog
Vitrine d’un restaurant, Asakusa, Tokyo/ @pink.turtle.blog

Les TEMPURA

Nous avons goûté d’excellents tempuras à Tokyo. Il s’agit de beignets frits de légumes ou de crevettes. Evidemment, c’est un peu gras mais vous pouvez les déguster dans la soupe préparée à cet effet. Vous me direz, il y a encore une histoire de soupe là-dessous 🙂 mais j’ai trouvé ces beignets délicieux dans ma recherche désespérée de légumes à Tokyo…

Tempura/ @pink.turtle.blog
Tempura/ @pink.turtle.blog

Les SOBA et RAMEN

Concernant les soba et ramen, je suis un peu partagée. Nous en avons mangé beaucoup pendant notre séjour d’un mois. Autant j’ai adoré la recette traditionnelle des nouilles agrémentées (soba) goûtée sur l’île d’Ishigaki, autant je n’ai pas trop apprécié les nombreux morceaux de gras de viande souvent utilisés dans les soba.

Une bonne adresse dans le quartier Akihabara : Kyushu Jangara Ramen

restaurant Kabira bay/ @pink.turtle.blog
restaurant Kabira bay/ @pink.turtle.blog
Petit restaurant de ramen près du pont Togetsukyo/ @pink.turtle.blog
Petit restaurant de ramen près du pont Togetsukyo/ @pink.turtle.blog

Les Gyudon et Katsudon

Un plat peu onéreux pour déjeuner rapidement le midi : un bol de riz avec des lamelles de viande ou un oeuf! Heureusement, j’aime bien le riz…

restaurant Ramen/ @pink.turtle.blog
Restaurant de ramen, Akihabara, Tokyo / @pink.turtle.blog

Sushis, Makis et poissons

Vitrine restaurant, Tokyo/ @pink.turtle.blog
Vitrine restaurant, Tokyo/ @pink.turtle.blog

Marché de Tsukiji (Tokyo) et Nishiki Market (Kyoto)

Juste à côté du marché aux poissons de Tsukiji (marché qui tend à disparaître) à Tokyo, on peut déguster toutes sortes de poissons (petits calamars et poulpe en brochettes, poissons séchés…), de makis et de sushis mais aussi des brochettes de fruits frais, des smooties…. Quant au marché de Nishiki (Kyoto), on peut y trouver également des brochettes de légumes locaux ou de poissons frits (présentés en boulettes).

Tsukiji market, Tokyo/ @pink.turtle.blog
Tsukiji market, Tokyo/ @pink.turtle.blog
Tsukiji market, Tokyo/ @pink.turtle.blog
Tsukiji market, Tokyo/ @pink.turtle.blog
Tsukiji market, Tokyo/ @pink.turtle.blog
Tsukiji market, Tokyo/ @pink.turtle.blog
Tsukiji market, Tokyo/ @pink.turtle.blog
Tsukiji market, Tokyo/ @pink.turtle.blog

Les anguilles grillées : Unagi no Kabayaki

Sur les conseils de mon ami Atsushi qui vit à Tokyo, nous avons dégusté des anguilles grillées dans le quartier Shibuya. L’été est la « saison » des anguilles, ces dernières sont cuisinées avec une marinade sucrée salée comme les petites brochettes Yakitori. Une belle surprise culinaire! ♥

Anguilles grillées/ @pink.turtle.blog
Anguilles grillées/ @pink.turtle.blog

Le bœuf d’Ishigaki : version grillades

Une viande délicieuse à faire griller soi-même (avec une bonne bière japonaise lol). Par contre, le boeuf d’Ishigaki (comme celui de Kobe) est très cher et se consomme en fines tranches à déposer sur un grill. Il s’agit d’un met de luxe.

Une super adresse sur l’île d’ Ishigaki : Ishigaki Ya

Ishigaki Ya/ @pink.turtle.blog
Ishigaki Ya/ @pink.turtle.blog
Ishigaki Ya/ @pink.turtle.blog
Ishigaki Ya/ @pink.turtle.blog
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Menu Ishigaki Ya/ @pink.turtle.blog

Plats traditionnels des îles Okinawa

Une excellente adresse à Shiraho (Ishigaki) : Shunka Banchan

Banschan/ @pink.turtle.blog
Banschan/ @pink.turtle.blog
Entrée, Banchan/ @pink.turtle.blog
Entrée, Banchan/ @pink.turtle.blog

Les Fastfoods

Au Japon, nous avons également trouvé d’excellents fastfoods!

Deux bonnes adresses à Tokyo (cela permet de varier les plaisirs culinaires) :

ODAIBA : KUA’AINA burger (burger hawaïen)

HARAJUKU-SHIBUYA : The Great Burger

Burger hawaïen, Odaiba/ @pink.turtle.blog
Burger hawaïen, Odaiba/ @pink.turtle.blog
Burger hawaïen/ @pink.turtle.blog
Burger hawaïen/ @pink.turtle.blog

DESSERTS et CONFISERIES

Nous n’avons pas testé les desserts gluants et gélatineux au Japon, mais nous avons goûté les fameuses crêpes (on trouve de petites boutiques de crêpes un peu partout et les crêpières ont des techniques bien à elles pour les préparer, c’est très méthodique!), les glaces, les fruits, les kitkats et autres friandises.

Les Crêpes

Crêpes/ @pink.turtle.blog
Crêpes à emporter, Tokyo tower/ @pink.turtle.blog

Les Glaces

Les glaces sont vraiment délicieuses au Japon. Il y en a pour tous les goûts, y compris des parfums très originaux comme la glace au thé matcha ou aux fleurs de cerisiers. Les desserts à base de Matcha sont d’ailleurs très en vogue. Dans la cuisine japonaise, il est courant de voir des gâteaux, des crèmes glacées et des boissons de couleur verte partout à travers le pays (il y a aussi des kitkat au matcha!). Le matcha, poudre de thé vert, a trouvé sa place dans de nombreuses recettes au Japon. De notre côté, nous avons préféré les glaces au citron yuzu, un délice! ♥

glaces au yuzu, Asakusa, Tokyo/ @pink.turtle.blog
glaces au yuzu, Asakusa, Tokyo/ @pink.turtle.blog

Les fruits des îles (Okinawa)

Les fruits sont rares et chers au Japon mais nous nous sommes régalés sur l’île d’Ishigaki en nous rendant dans un marché local qui vendait des mangues et des fruits de la passion.

Fruits de la passion, mangue d'Ishigaki... un délice/ @pink.turtle.blog
Fruits de la passion, mangues d’Ishigaki… un délice/ @pink.turtle.blog
Le Lotus bleu/ @pink.turtle.blog
Fruits, petit déjeuner au Lotus bleu/ @pink.turtle.blog

Friandises

Il y a des tas de bonbons originaux au Japon. Parfait pour la gourmande que je suis, et nous n’avons pas résisté à l’envie d’acheter des friandises dans un magasin du quartier Harajuku. Les bonbons LEGO sont trop mignons, vous ne trouvez pas?

Magasin de friandises, Harajuku/ @pink.turtle.blog
Magasin de friandises, Harajuku/ @pink.turtle.blog
Magasin de friandises, Harajuku/ @pink.turtle.blog
Magasin de friandises, Harajuku/ @pink.turtle.blog

A Tsukiji (à côté du marché de poissons), on trouve également des confiseries qui ressemblent à de parfaits sushis et makis.

Confiseries makis et sushis/ @pink.turtle.blog
Confiseries makis et sushis/ @pink.turtle.blog

Quant à Akihabara, c’est le règne des KITKATS à tous les parfums (même si on en trouve un peu partout à Tokyo)!

Kitkat au matcha/ @pink.turtle.blog
Kitkat au matcha/ @pink.turtle.blog

Et vous, quel plat japonais appréciez-vous ou aimeriez-vous tester?

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[JAPON] « C’est un trou de verdure où chante une rivière » : le quartier Arashiyama à Kyoto! (Japon #14)


La rivière Hozu/ @pink.turtle.blog
La rivière Hozu/ @pink.turtle.blog

Le quartier Arashiyama de Kyoto est bel et bien un « trou de verdure » où chante la rivière Hozu! Le pont Togetsukyo sur lequel passent des tas de pousse-pousse japonais appelés Jinrikisha, est propice à la contemplation, et nous n’en avons pas manqué une miette lors de notre balade dans le quartier Arashiyama de Kyoto. En effet, nous avons passé une journée très agréable dans ce quartier qui regorge de petits trésors à découvrir. En effet, si Arashiyama est connu pour sa célèbre bambouseraie et ses singes du mont Iwata, ce quartier possède également de petits temples et sanctuaires avec de fabuleux jardins. De plus, on peut profiter de magnifiques balades le long de la rivière Hozu à l’ombre des érables japonais. J’avoue que j’ai été charmée par les jolies couleurs de cette rivière et de sa végétation. ♥

1/ Le pont Togetsukyo

pont Togetsukyo/@pink.turtle.blog
pont Togetsukyo/@pink.turtle.blog
pont Togetsukyo/@pink.turtle.blog
pont Togetsukyo/@pink.turtle.blog

Le célèbre pont Togetsukyo (« pont qui traverse la lune ») est très apprécié des touristes et des locaux notamment pour admirer les rivières Hozu et Katsura, les cerisiers en fleurs au printemps ou les érables en automne. De notre côté, nous avons aussi observé avec amusement les nombreux Jinrikisha qui font traverser le pont aux visiteurs qui souhaitent accéder à la balade sur le mont Iwata. Tirer ces pousse-pousse lorsqu’il fait 40 degrés force l’admiration! ♥

Juste avant le pont Togetsukyo/ @pink.turtle.blog
Juste avant le pont Togetsukyo/ @pink.turtle.blog

2/ Le Mont Iwata et ses singes en liberté

Après avoir traversé le pont, l’ascension du mont Iwata peut commencer, le but étant de rendre visite aux macaques qui peuplent la forêt de cette petite montagne offrant un panorama sur Kyoto. L’ascension est assez sportive a fortiori lorsqu’il fait très chaud!

Il faut bien entendu garder une distance de sécurité avec les singes et on peut les nourrir dans une pièce dédiée à travers de petites grilles. Les batailles entre macaques ne sont pas rares. Cette jolie balade vaut vraiment le coup notamment pour les enfants qui sont ravis de nourrir les singes. Les bébés macaques sont, de plus, adorables… Pink turtle en mode « gaga » ♥

Mont Iwata, Arashiyama/ @pink.turtle.blog
Mont Iwata, Arashiyama/ @pink.turtle.blog
Mont Iwata, Arashiyama/ @pink.turtle.blog
Mont Ita, Arashiyama/ @pink.turtle.blog
Mont Iwata, Arashiyama/ @pink.turtle.blog
Mont Iwata, Arashiyama/ @pink.turtle.blog
Mont Iwata, Arashiyama/ @pink.turtle.blog
Mont Iwata, Arashiyama/ @pink.turtle.blog
Mont Iwata, Arashiyama/ @pink.turtle.blog
Mont Iwata, Arashiyama/ @pink.turtle.blog
Mont Iwata, Arashiyama/ @pink.turtle.blog
Mont Iwata, Arashiyama/ @pink.turtle.blog
Mont Iwata, Arashiyama/ @pink.turtle.blog
Mont Iwata, Arashiyama/ @pink.turtle.blog

3/ Le temple Tenryu-ji et son jardin

Après notre jolie balade sur le mont Iwata, nous avons traversé à nouveau le pont Togetsukyo pour déjeuner dans un petit restaurant de ramen fort sympathique situé dans la rue qui prolonge le pont. Délicieux mais j’avoue que j’ai toujours du mal avec les grosses soupes lorsqu’il fait 40 degrés lol

Petit restaurant de ramen près du pont Togetsukyo/ @pink.turtle.blog
Petit restaurant de ramen près du pont Togetsukyo/ @pink.turtle.blog
Petit restaurant de ramen près du pont Togetsukyo/ @pink.turtle.blog
Petit restaurant de ramen près du pont Togetsukyo/ @pink.turtle.blog
Petit restaurant de ramen près du pont Togetsukyo/ @pink.turtle.blog
Petit restaurant de ramen près du pont Togetsukyo/ @pink.turtle.blog

Puis → Direction le temple Tenryu-ji, connu pour son magnifique jardin. Si ce beau temple est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, nous avons surtout apprécié la zénitude du jardin avec son étang, ses bambous, ses fontaines, ses petits rochers et ses mousses (les jardins de mousses sont très prisés au Japon et sont presque entretenus à la pince à épiler lol!).

Entrée du jardin, temple Tenryu-ji/ @pink.turtle.blog
Entrée du jardin, temple Tenryu-ji/ @pink.turtle.blog
Statues de Jizô, à côté du temple Tenryu-ji/ @pink.turtle.blog
Statues de Jizô, à côté du temple Tenryu-ji/ @pink.turtle.blog
Etang de lotus derrière Tenryu-ji/ @pink.turtle.blog
Etang de lotus derrière Tenryu-ji/ @pink.turtle.blog
Etang de lotus derrière Tenryu-ji/ @pink.turtle.blog
Etang de lotus derrière Tenryu-ji/ @pink.turtle.blog
Jardin du temple Tenryu-ji/ @pink.turtle.blog
Jardin du temple Tenryu-ji/ @pink.turtle.blog
Jardin du temple Tenryu-ji/ @pink.turtle.blog
Jardin du temple Tenryu-ji/ @pink.turtle.blog
Temple Tenryu-ji/ @pink.turtle.blog
Temple Tenryu-ji/ @pink.turtle.blog
Jardin du temple Tenryu-ji/ @pink.turtle.blog
Jardin du temple Tenryu-ji/ @pink.turtle.blog

4/ La célèbre bambouseraie d’Arashiyama

A la sortie du jardin du temple Tenryu-ji, on peut accéder à la célèbre bambouseraie d’Arashiyama. Les petits chemins qui permettent de pénétrer dans cette forêt de bambous géants, sont également propices à zénitude même s’il n’est vraiment pas évident de prendre des photos seul sur ces sentiers… La bambouseraie est, en effet, un peu victime de son succès! Pourtant, elle reste, pour moi, un endroit emblématique de Kyoto #bucketlist ♥

Bambouseraie d'Arashiyama/ @pink.turtle.blog
Bambouseraie d’Arashiyama/ @pink.turtle.blog
Bambouseraie d'Arashiyama/ @pink.turtle.blog
Bambouseraie d’Arashiyama/ @pink.turtle.blog
Bambouseraie d'Arashiyama/ @pink.turtle.blog
Bambouseraie d’Arashiyama/ @pink.turtle.blog
Bambouseraie d'Arashiyama/ @pink.turtle.blog
Bambouseraie d’Arashiyama/ @pink.turtle.blog
Bambouseraie d'Arashiyama/ @pink.turtle.blog
Bambouseraie d’Arashiyama/ @pink.turtle.blog

5/ La rivière Hozu et ses érables

Voici mon petit coup de coeur pour les couleurs de la rivière Hozu et de ses érables 🙂 Si vous vous rendez dans ce quartier Kyotoïte, il est possible de faire une balade en bateau sur cette charmante rivière.

La rivière Hozu/ @pink.turtle.blog
La rivière Hozu/ @pink.turtle.blog
La rivière Hozu/ @pink.turtle.blog
La rivière Hozu/ @pink.turtle.blog

Ainsi, le quartier Arashiyama permet de se ressourcer un peu dans un joli cadre naturel non loin de Kyoto. Nous avons adoré 🙂 C’est toujours très sympa d’avoir un petit refuge bucolique lorsqu’on habite en ville, vous ne trouvez pas?

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[JAPON] Visiter le Fushimi Inari Taisha sous un soleil de plomb! (Japon #13)


« Beau temple du riz
Mille torii vermillon
Feuilles d’érable au vent » (Haïku, by Pink turtle)
Fushimi Inari/ @pink.turtle.blog
Fushimi Inari/ @pink.turtle.blog

Ah… Le Fushimi Inari! C’est sans aucun doute LE site que je rêvais de visiter avant mon départ pour le Japon. C’est vrai qu’il est très emblématique du Japon traditionnel avec ses 10 000 torii orange, ces fameux portails japonais qui marquent l’entrée dans une enceinte sacrée, et symbolisent la séparation entre le monde matériel et spirituel, humain et divin. Une forte attente donc, à force de consulter les photos Insta #FushimiInari et d’admirer les clichés des femmes en yukata posant devant les torii vermillon du sanctuaire. J’avoue que moi aussi je voulais ma photo spéciale Fushimi, je la voulais et je l’ai eue lol! La voilà…

Fushimi Inari, Kyoto/ @pink.turtle.blog
Fushimi Inari, Kyoto/ @pink.turtle.blog

Par contre, nous n’avons pas choisi la facilité puisqu’il a fallu gravir le mont Inari et ses 233 mètres, aller jusqu’à la cascade sous un soleil de plomb. 40 degrés, 3 litres d’eau, 4 kms et 2 heures de marche plus tard, nous sommes venus à bout du tour du sanctuaire.

Randonnée du Fushimi Inari/ @pink.turtle.blog
Randonnée du Fushimi Inari/ @pink.turtle.blog

Chronologiquement, nous avons débuté notre visite par une purification dans les petits bassins situés à l’entrée du temple (pour des informations sur ce rituel de purification, je vous renvoie à mon article sur le temple Sensoji dans le quartier Asakusa de Tokyo), puis nous avons lancé quelques pièces afin de prier tout en sonnant les petites cloches à la fin de notre prière. Nous sommes enfin entrés dans l’enceinte sacrée du sanctuaire pour débuter notre randonnée sur le mont Inari.

Entrée du Fushimi Inari Teisha/ @pink.turtle.blog
Entrée du Fushimi Inari Taisha/ @pink.turtle.blog
Entrée du Fushimi Inari/ @pink.turtle.blog
Entrée du Fushimi Inari/ @pink.turtle.blog
Entrée du Fushimi Inari/ @pink.turtle.blog
Entrée du Fushimi Inari/ @pink.turtle.blog
Prière à l'entrée du Fushimi Inari/ @pink.turtle.blog
Prière à l’entrée du Fushimi Inari/ @pink.turtle.blog
Fushimi Inari/ @pink.turtle.blog
Fushimi Inari/ @pink.turtle.blog
Entrée du Fushimi Inari/ @pink.turtle.blog
Entrée du Fushimi Inari/ @pink.turtle.blog
Entrée du Fushimi Inari/ @pink.turtle.blog
Entrée du Fushimi Inari/ @pink.turtle.blog

La charme du Fushimi Inari réside dans les petits temples et sanctuaires disséminés sur l’ensemble du mont Inari ♥! Et plus ça monte, plus on est seul, contrairement à la foule présente à l’entrée du sanctuaire. C’est en se lançant dans la randonnée de 4 kms qu’on peut alors réaliser de superbes photos!

Femme en yukata/ @pink.turtle.blog
Femme en yukata/ @pink.turtle.blog
Ema, plaquette de voeux en bois/ @pink.turtle.blog
Ema, plaquette de voeux en bois/ @pink.turtle.blog
Fushimi Inari/ @pink.turtle.blog
Fushimi Inari/ @pink.turtle.blog
Randonnée Fushimi Inari/ @pink.turtle.blog
Randonnée Fushimi Inari/ @pink.turtle.blog
Pause Randonnée Fushimi Inari/ @pink.turtle.blog
Pause Randonnée Fushimi Inari/ @pink.turtle.blog
Pause Randonnée Fushimi Inari/ @pink.turtle.blog
Randonnée Fushimi Inari/ @pink.turtle.blog
Randonnée Fushimi Inari/ @pink.turtle.blog
Randonnée Fushimi Inari/ @pink.turtle.blog
Randonnée Fushimi Inari/ @pink.turtle.blog
Pause Randonnée Fushimi Inari/ @pink.turtle.blog
Ema, plaquettes de prière/ @pink.turtle.blog
Ema, plaquettes de prière/ @pink.turtle.blog

Petit arrêt à la cascade pour se rafraîchir…

Cascade Fushimi Inari/ @pink.turtle.blog
Cascade Fushimi Inari/ @pink.turtle.blog
Entrée des 10 000 torii/ @pink.turtle.blog
Entrée des 10 000 torii/ @pink.turtle.blog

Ce sanctuaire est dédié à Kami Inari, la protectrice des céréales et du riz (au fait, comment trouvez-vous mon nouvel haïku?) mais aussi la patronne des commerces d’où ses nombreux torii qui sont des dons de la part de familles fortunées et d’entreprises qui souhaitent invoquer la protection de Kami.

Fushimi Inari, Kyoto/ @pink.turtle.blog
Fushimi Inari, Kyoto/ @pink.turtle.blog

Pour moi, c’est une visite à la fois incontournable et inoubliable tellement emblématique du Japon traditionnel.

Fin de la randonnée Fushimi Inari/ @pink.turtle.blog
Fin de la randonnée Fushimi Inari/ @pink.turtle.blog

Même lors de ma transformation en maïko, j’ai eu droit à mon Fushimi Inari personnel 🙂 ♥

transformation en maïko/ @pink.turtle.blog
transformation en maïko/ @pink.turtle.blog

Pour découvrir d’autres articles sur Kyoto, c’est par ici :

Le Gion Matsuri de Kyoto : une parade spectaculaire! (Japon #12)

Le jour où j’ai joué les apprenties geishas à Kyoto : une expérience inoubliable (Japon #10)

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[JAPON] Le Gion Matsuri de Kyoto : une parade spectaculaire! (Japon #12)


« Sous la chaude pluie,
Frêle, la maïko sourit
De sa bouche vermeille » (Haïku, by Pink turtle)
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Gion matsuri, 17 juillet/ @pink.turtle.blog

S’il y a un événement qui a confirmé notre envie de nous rendre au Japon au mois de juillet, c’est bien le Gion Matsuri! ♥ En effet, l’été est la période des festivals au Japon. L’un des plus connus reste sans nul doute le fameux Gion Matsuri (Gion San) de Kyoto auquel nous avons assisté le 17 juillet. Il s’agit d’un spectacle impressionnant et dépaysant à souhait puisqu’une trentaine de chars appelés Yamahoko parade dans les rues de Kyoto pendant toute une matinée (9h-11h30). Apparemment, ces chars défileraient dans la ville afin d’apaiser la divinité des fléaux et des maladies, et ce depuis l’ère Heian (IXème siècle) : Kyoto, alors capitale impériale, était victime de grosses catastrophes naturelles (inondations qui engendraient l’apparition de la peste à cause des eaux stagnantes) et l’empereur décida d’organiser des cérémonies religieuses pour calmer les dieux. Ce Matsuri revêt une dimension très particulière en cette année particulièrement traumatique et meurtrière pour le Japon qu’il s’agisse des inondations, des séismes, de la canicule et des typhons (nous avons réussi à éviter uniquement les inondations de notre côté!).

Gion Matsuri/ @pink.turtle.blog

En tout cas, c’est un moment singulier que d’assister à ce défilé et à cette grande procession qui se déroule, non pas au coeur du quartier Gion (comme nous le pensions), mais plutôt près du carrefour Shijo Karasuma en passant par les avenues Shijo, Kawaramachi, Oike et Shinmachi. Cette année, le festival s’est déroulé sous un soleil de plomb, une chaleur harassante (40 degrés!). J’admire les jeunes enfants et les personnes âgées qui ont défilé lors de cette journée caniculaire, sans broncher! C’est une journée festive que rien ne saurait gâcher à Kyoto! 🙂

Jeune garçon en kimono, Gion Matsuri/ @pink.turtle.blog
Jeune garçon en kimono, Gion Matsuri/ @pink.turtle.blog

La beauté des chars du Gion Matsuri

Ces magnifiques chars qui défilent dans les rues, étaient autrefois au nombre de 66 comme les anciennes provinces japonaises, mais ont été réduits à 33 et divisés en deux types : les Yama (23) et les Hoko (10). Les Hoko sont les chars les plus grands, décorés de précieuses tapisseries, de tissus brodés et de statues. Ils sont surmontés d’une flèche d’où leur hauteur de 20 mètres environ, et nécessitent une cinquantaine de personnes pour les tirer. D’autres sont surmontés d’un long mât en forme de lance. Quoi qu’il en soit, ces Hoko transportent musiciens et chanteurs et l’on entend de loin les tambours, les carillons, les chants et cris émanant de ces chars. Les Yama, quant à eux, ne comportent pas de toit et transportent des mannequins décoratifs. Cette année, l’un des chars s’est accroché au feu de signalisation sur l’avenue Kawaramachi, et un grand cri de soulagement (ouffff!) a résonné parmi la foule, lorsque le char a repris sa parade!! De nombreux fascicules sont distribués pour expliquer le sens/tour du défilé avec des tonnes d’informations en japonais ainsi que les horaires de passage sur chaque avenue.

Gion Matsuri/ @pink.turtle.blog
char bloqué au feu! Gion Matsuri/ @pink.turtle.blog
char bloqué au feu! Gion Matsuri/ @pink.turtle.blog
char bloqué au feu! Gion Matsuri/ @pink.turtle.blog
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carte Gion Matsuri/ @pink.turtle.blog

De nombreux éventails sont également vendus pendant le festival. Ils comportent souvent une photographie de l’enfant « Iki Chigo ». En effet, un garçon est désigné chaque année pour être le messager symbolique des dieux. Le « chigo » doit ainsi prier au sanctuaire Yasaka pour la réussite du festival et défiler sur l’un des chars. La veille de la parade, une femme âgée rencontrée dans le métro a offert un de ces éventails à notre fils, geste à la fois symbolique et émouvant! ♥

Gion Matsuri/ @pink.turtle.blog
Gion Matsuri/ @pink.turtle.blog
Gion Matsuri/ @pink.turtle.blog
Gion Matsuri/ @pink.turtle.blog
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Gion Matsuri/ @pink.turtle.blog
Gion Matsuri/ @pink.turtle.blog
Gion Matsuri/ @pink.turtle.blog
Gion matsuri, 17 juillet/ @pink.turtle.blog
Gion matsuri, 17 juillet/ @pink.turtle.blog

Sur un certain nombre de photos, un vrai contraste se fait sentir entre les chars traditionnels japonais et la modernité des devantures occidentales comme celles de Starbucks ou de Louis Vuitton 😉

Gion Matsuri/ @pink.turtle.blog
Gion Matsuri/ @pink.turtle.blog

Quelques portraits et visages

Gion Matsuri/ @pink.turtle.blog
Gion Matsuri/ @pink.turtle.blog
Gion Matsuri/ @pink.turtle.blog
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Gion Matsuri/ @pink.turtle.blog

Visite des chars du 14 au 16 juillet

Le festival commence officiellement le 14 juillet et chaque nuit (du 14 au 16), les chars sont exposés dans la ville et illuminés avec de jolies lanternes : les gens visitent alors les chars, écoutent la musique traditionnelle (Gion bayashi) et achètent des porte-bonheurs faits de feuilles de bambou. La nuit du 16 au 17 juillet (veille de la parade) est appelée YOIYAMA. Il ne faut pas hésiter à repérer l’emplacement des plus beaux chars avant de se rendre dans les quartiers où ils sont exposés!

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Si les conditions météorologiques ne vous semblent pas favorables en été pour un voyage au Japon, certains événements pourraient vous faire changer d’avis! Les festivals sont vraiment magiques au Japon! Nous avons adoré assister au Gion matsuri dont la magnifique parade est inscrite au patrimoine mondial immatériel de l’Unesco depuis 2009. De mon côté, je regarde toujours les événements auxquels nous pourrions assister avant de préparer un voyage et de choisir notre date de départ! Et vous? 😉

Gion Matsuri/ @pink.turtle.blog
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Le jour où j’ai joué les apprenties geishas à Kyoto : une expérience inoubliable (Japon #10)

Un dimanche au parc Yoyogi à Tokyo (Japon #9)

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Le jour où j’ai joué les apprenties geishas à Kyoto : une expérience inoubliable (Japon #10)


Maiko dress up, Kyoto/ pink.turtle.blog
Maiko dress up, Kyoto/ pink.turtle.blog

Depuis mon retour du Japon, je mourais d’envie de vous parler de ma transformation en maïko à Kyoto ♥ même si j’avais, au départ, dans l’idée de garder cet article pour la fin de mon cycle sur le Japon, en guise d’apothéose finale! Mais impossible, l’envie est trop forte, impatiente que je suis! Vous connaissez mon goût pour les activités et poses un peu originales et insolites. Et bien, le Japon n’a pas fait figure d’exception puisque j’avais décidé bien avant mon départ de jouer les maïkos à Kyoto (#bucketlist) – les maïkos sont des apprenties geishas. En fouillant sur le net quelques mois avant notre départ, j’avais trouvé plusieurs agences qui proposaient cette « expérience maïko » ou « geisha » pour un tarif assez élevé (environ 120 euros avec photos). En consultant Tripadvisor et les sites des agences de Kyoto, je me suis vite rendue à l’évidence qu’il valait mieux débourser 120 euros pour un moment unique, plutôt que 70 euros pour une expérience mitigée, un maquillage raté et des photos médiocres. Du coup, j’ai sélectionné l’agence Maiko-Henshin Studio Shiki, un studio très professionnel qui proposait des réductions lors de notre voyage en juillet. Pour réserver, il suffit de remplir le formulaire qui se trouve sur le site internet de l’agence. Un autre studio (Maïko makeover Experience Aya) propose également de très bonnes prestations mais il faut réserver avant votre départ car l’agence est très prisée par les japonais et étrangers. Pourquoi se lancer dans ce type d’expériences? Tout simplement pour être au contact des japonaises, découvrir une facette de la vie des geishas, être dans la peau d’une maïko pendant quelques heures dans le quartier Gion, porter des costumes traditionnels magnifiques…

Quelle est la différence entre une maïko et une geisha en quelques mots?

maiko dress up@pink.turtle.blog
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Une maïko est une apprentie geisha qui a généralement entre 15 et 20 ans. Elle devient geisha après avoir appris à chanter, à danser et à jouer du shamisen (instrument de musique japonais à 3 cordes). Elle doit également apprendre le dialecte de Kyoto. De mon côté, j’ai choisi le costume de maïko plutôt que celui de geisha pour des raisons purement esthétiques (les accessoires de la coiffure de la maïko sont vraiment très beaux et très travaillés) car, pour l’âge, je crois que je ne suis malheureusement plus dans la bonne tranche lol… 😉

Accueil au studio photo shiki

maiko dress up@pink.turtle.blog
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Après la réservation et la confirmation par mail, j’ai été invitée à me présenter au studio à 9h00 sachant que la transformation ainsi que les photos durent deux bonnes heures. A mon arrivée, accueil et présentation d’un exemple de livret photo puisque, dans le tarif, un joli livret photo est offert (plusieurs couvertures au choix). Il est possible d’ajouter des options payantes (assez chères) comme des séances photo en extérieur ou dans des pièces typiquement japonaises. De mon côté, avec la température extérieure (40 degrés), j’ai préféré ajouter une petite option dans une pièce japonaise avec accessoires (type cérémonie du thé). Au tarif de base, vous devez ajouter des chaussettes tabi (fournies) pour des raisons d’hygiène. Ensuite, on vous confie une petite bannette pour placer votre appareil photo et une fine combinaison en coton à nouer comme un kimono (à mettre par-dessus vos sous-vêtements). C’est après cela que commence la séance de maquillage. Les photos sont malheureusement interdites pendant la transformation. 

Comment s’est déroulée ma transformation?

Avant de commencer le maquillage, un fin bonnet en résille est placé sur les cheveux. S’en suit un nettoyage du visage afin d’enlever tout résidu de maquillage, puis une fine couche d’huile est appliquée sur tout le visage (bintsuke-abura). Puis, vient le tour du fameux maquillage blanc étalé à l’aide d’une brosse de bambou, l’excédent étant tamponné avec une éponge et de la poudre de riz. La nuque est également maquillée de blanc tout en laissant apparaître une partie de la peau. Ensuite, les yeux, les lèvres et les joues sont maquillés très soigneusement en rose et en rouge. J’avoue que cela m’a fait bizarre de voir mes yeux ainsi maquillés en rouge de même que mes sourcils. Après cette phase, vient le tour de la coiffure avec une demi-perruque composée d’un chignon traditionnel japonais. Les cheveux tout autour du front sont ainsi utilisés, coiffés, lissés et plaqués sur la perruque afin de donner un effet naturel à cette coiffure. Une étoffe de soie rouge est enfin placée au milieu du chignon.

Maïko (photo prise par mon compagnon)/ @pink.turtle.blog
Maïko (photo prise par mon compagnon)/ @pink.turtle.blog

Après le maquillage et la coiffure, il est temps de choisir le kimono et là, le choix est vaste… Des kimonos de soie de toutes les couleurs, souvent peints à la main sont proposés (il faut compter au moins 5000 euros pour ce type de kimono!). En général, les couleurs sont choisies selon la saison et l’âge de la maïko et de la geisha. Moi, j’ai opté pour un kimono rouge et noir avec quelques ornements dorés (tant pis pour l’âge! les couleurs vives sont destinées aux jeunes filles). C’était sans compter toutes les épaisseurs qui se placent sous le kimono (je plains vraiment les pauvres maïkos et geishas!) : couvre-hanche, combinaison, nombreuses ceintures nouées fortement à la taille… Le kimono est placé de manière à créer un décolleté dans le dos, et noué dans le dos pour ajouter une ceinture de soie nommé Obi (le bout de l’Obi traînant presque par terre). Pour l’Obi, il y a également un vaste choix (on m’avait proposé un vert pétant, j’ai préféré rester dans les mêmes teintes que le kimono). Enfin, on ajoute les accessoires dans les cheveux en fonction de la couleur du kimono : épingles, peignes appelés kanzashi. C’est la fin de la transformation! Il est alors temps de rejoindre famille ou amis. Mon compagnon et mon fils ne m’ont absolument pas reconnue (il a fallu que je parle pour qu’ils comprennent que c’était bien moi!).

Séance photo en studio et à l’extérieur

La séance en studio peut alors commencer, avec divers fonds (fond neutre, Fushimi Inari…) et divers accessoires (éventail, ombrelle…). Cette séance est suivie d’une autre séance dans une pièce typiquement japonaise (cérémonie du thé). Puis, on dispose de 10 minutes en autonomie pour prendre des photos à l’extérieur du studio. Par contre, au bout de 2h, j’ai commencé à ressentir le poids de la perruque, des accessoires et du kimono ainsi que la pression des nombreuses ceintures nouées sous le kimono : les costumes sont magnifiques mais les maïkos et geishas doivent souffrir pour rester belles.

maiko dress up@pink.turtle.blog
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Maiko dress up, Kyoto/ pink.turtle.blog
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Maïko dress up/ @pink.turtle.blog
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Bilan de l’expérience

Un souvenir extraordinaire et atypique, des rencontres sympathiques et des échanges stimulants avec d’autres japonaises, des photos magnifiques.

En sortant du studio, nous avons également croisé des couples de jeunes mariés en pleine séance photo dans le quartier traditionnel de Gion à Kyoto.

Gion, Kyoto/ @pink.turtle.blog
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